Abonnements SaaS et autres souscriptions logiciel. Le bonheur des éditeurs ? Le malheur des clients ?

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De plus en plus d’éditeurs transforment leur modèle de vente de licence + maintenance en vente de services SaaS ou de souscription.

Ce nouveau modèle a pour eux et leurs actionnaires un double attrait :

1/ Une maximisation des revenus en rendant obligatoire le service support associé au produit et en facturant indirectement la souplesse d’usage du produit.

2/ Une visibilité et une récurrence des revenus à venir facilitant les investissements de ces sociétés et leur valorisation.

On pourrait également y ajouter l’argument marketing souvent mis en avant par ces mêmes éditeurs qui veut qu’un client avec souscription active bénéficie toujours du meilleur niveau de support et de la dernière version disponible ce qui doit leur permettre d’assurer un meilleur service auprès de ces clients.

SaaS et Souscription sont deux choses différentes

Il faut toutefois distinguer le mode SaaS (Cloud) de la souscription (On premise).

En effet, au-delà du droit d’usage, le SaaS offre de nombreux services que la souscription n’inclut pas tels que :

  • La fourniture des plateformes et leur sécurisation,
  • Le maintien en conditions opérationnelle de l’applicatif,
  • Les mises à jour techniques et fonctionnelles.

A contrario, la souscription laisse dans de nombreux cas le client seul maitre de sa plateforme et de ses mises à jour.

Ceci permet une certaine liberté d’action mais une souscription peut s’avérer couteuse, dans certains cas, si l’applicatif, stable, ne fait l’objet d’aucune mise à jour ou d’appel au support.

Autre différence majeure, l’arrêt d’une facturation SaaS signifie automatiquement l’arrêt du service dans un délai réduit (0 à 30 jours) tandis que l’arrêt d’une souscription ne signifie techniquement l’arrêt du service que si elle fait appel à une clé de validation ou à un serveur de relai.

…et le client dans tout ça ?

Dans ce contexte, le client y trouve-t-il son compte ?

Le client bénéficie dans ce nouveau format de solutions bénéficiant de services de maintenance accrus et d’une souplesse d’usage utile dans le cadre d’activités très évolutives.

Cependant, il ne faut pas nier que ces nouveaux modèles s’avèrent généralement plus couteux du fait de l’accroissement des services associés (voulus ou non) et de la forte dépendance de l’utilisateur à ces usages qui créent un rapport de force défavorable au client.

Focus à avoir dans ce contexte…

Comment faut-il donc réagir dans ce nouveau paradigme ?

Le coût de ces solutions étant bien assez élevé, il est essentiel de bien les appréhender pour consommer au plus juste.

Comme pour toute consommation de produit logiciel, 2 règles sont alors essentielles :

  • Bien connaitre ses usages et besoin (à court, moyen et idéalement long terme).
  • Bien comprendre les règles du jeu fixée par l’éditeur/opérateur SaaS.

Bien identifier sa dépendance à cet outil et sa capacité éventuelle à en sortir.

Mettre en place une gouvernance de suivi de ces éléments dans le temps.

Si vous souhaitez en discuter avec nous, n’hésitez pas à nous contacter !

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